Albin Michel

Le courage qu’il faut aux rivières – Emmanuelle Favier

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Date de sortie: 23 août 2017
Éditions: Albin Michel
Thème: Contemporain
Prix: 17 euros

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Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité.

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J’ai lu Le courage qu’il faut aux rivières dans le cadre du prix Escapages 2018 de ma région qui récompense des nouveaux auteurs.

Nous allons suivre l’histoire d’Adrian, un étranger qui après un long périple s’installe dans le même village que Mashune, une  » vierge jurée « . Nous allons découvrir, le passé  et les conditions de vie de ses deux personnages.

Le courage qu’il faut aux rivières est poétique, doux. Ce roman est d’une douceur envoûtante, qui m’a fait rêver.  Ce roman est intense et ne laisse pas indifférent. Cependant,  même si le début m’a conquis, j’ai trouvé la suite trop linéaire.

Le courage qu’il faut aux rivières est une bonne lecture, j’ai aimé découvrir un nouveau style de lecture, sur un thème nouveau. Emmanuelle Favier a une plume fluide et douce, ce qui donne de la légèreté alors que les enjeux de ce roman sont importants. L’auteur aborde la quête de l’identité, la sexualité, la liberté avec justesse et douceur. Toutefois, j’ai trouvé dommage que l’auteur n’est pas plus approfondi le sujet des « vierges jurés » puisque c’est très peu aborder dans la littérature.

Manushe est rapidement mise au second plan pour laisser la place à Adrian. Et j’ai trouvé cela très dommage puisque Manushe était le personnage le plus intriguant même si au fil des pages, on découvre qu’Adrian n’est pas moins intéressant ! De ce fait, l’auteur n’a pas assez développé les autres personnages pour se concentrer sur Adrian et Manushe.

Je me suis laissée emporter par les mots d’Emmanuelle Favier pour ne pas déplaire. Le courage qu’il faut aux rivières est poétique, et c’est l’une de ses forces. Toutefois j’ai trouvé des passages très choquants, la violence est présente et l’auteur ne veut pas qu’on l’oublie. Et donc je trouve beau le fait que ce roman soit autant choquant que poétique. De plus, j’ai trouvé des passages inutiles et trop longs alors que ce récit est relativement court.

Pour conclure, je reste mitigée puisque la fin est très ouverte et cela peut faire penser à une suite. Le courage qu’il faut aux rivières est une histoire que je me souviendrais pendant longtemps même avec ses points négatifs.14

« On ne lui avait pas encore donné de prénom, tant l’amertume »

« Elle avait voulu nier le poids maudit sur les épaules, fuir le châtiment nécessaire, mais l’ordre des choses la rattrapait, figé par la coutume dans son obstination morbide, aux griffes plus puissantes que la raison. »


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